Huit ans de procédure pour un même verdict : Google n’aura pas eu le dernier mot. Le géant de Mountain View vient de perdre son appel contre l’amende record infligée par la Commission européenne, et devra donc s’acquitter d’une facture salée de 4,7 milliards de dollars. Un montant qui, même pour une entreprise habituée à compter en milliards, laisse une trace.
Points clés
- Google devra payer une amende de 4,7 milliards de dollars à l’Union européenne
- Bruxelles sanctionnait le couplage forcé de Chrome et du moteur de recherche avec Android via le Play Store
- La juridiction européenne a confirmé l’abus de position dominante retenu par la Commission
Android dans le viseur de Bruxelles
À l’origine du contentieux, une pratique bien connue des utilisateurs d’Android : le préchargement forcé. Bruxelles reprochait à Google d’imposer aux fabricants de smartphones l’installation par défaut de son moteur de recherche et de son navigateur Chrome comme condition d’accès au Play Store. Une manière commode de verrouiller le marché de la recherche en ligne, où Google règne déjà sans partage.
Pour la Commission, ce couplage relevait de l’abus de position dominante. Les fabricants voulant le Play Store (autant dire tous) n’avaient guère le choix que d’accepter le package complet, reléguant d’office toute alternative concurrente au second plan.
Un appel qui n’aura servi à rien
Google contestait cette lecture depuis le prononcé de l’amende, plaidant qu’Android reste un système ouvert et gratuit. Argument recevable sur le papier, moins convaincant quand l’accès à la boutique d’applications sert de levier pour dicter les réglages par défaut.
La juridiction européenne a donc confirmé l’analyse de la Commission. Fin de partie pour la stratégie de contestation : l’amende tient, et la facture aussi.