Faire entrer un mastodonte dans une piscine relève de l’exploit, le faire bondir comme un dauphin encore plus. C’est en substance le dilemme qui guette le prochain grand mouvement de Bitcoin. Chaque cycle réclame toujours plus d’argent frais pour accoucher de gains toujours plus modestes.
Points clés
- Environ 697 milliards de dollars de capitaux nouveaux ont produit un gain d’à peu près 689 % sur ce cycle
- Les cycles précédents généraient 2 000 % à plus de 50 000 % avec beaucoup moins d’argent
- La loi des rendements décroissants s’applique à mesure que la capitalisation de Bitcoin grossit
Toujours plus d’argent pour toujours moins de rendement
Sur ce cycle, environ 697 milliards de dollars de capitaux nouveaux ont propulsé Bitcoin d’à peu près 689 %. Le chiffre paraît flatteur jusqu’à ce qu’on le compare aux cycles précédents. À l’époque, des sommes bien plus modestes suffisaient à générer des performances de 2 000 % à plus de 50 000 %.
La mécanique n’a rien de mystérieux. À mesure que la capitalisation de Bitcoin gonfle, il faut injecter des montants colossaux pour déplacer les prix d’un pourcentage donné. La loi des rendements décroissants, appliquée sans pitié à la reine des cryptos.
Le cap symbolique du billion
D’où le fameux obstacle à 1 000 milliards de dollars. Pour espérer un nouvel emballement parabolique, il faudrait mobiliser une masse d’argent qui donnerait le vertige aux cycles d’antan. Les rendements à cinq chiffres appartiennent probablement au folklore des débuts, quand Bitcoin pesait encore le poids d’une start-up et non celui d’une classe d’actifs institutionnelle.
La conclusion tient en une phrase : Bitcoin peut encore grimper, mais les multiplications spectaculaires des premières années ne reviendront pas d’un coup de baguette. La maturité a un prix, et il se compte désormais en milliards.