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Pour Jeremy Grantham, Bitcoin va « s’éteindre dans un murmure »

Bitcoin finira par se dissiper, sans krach spectaculaire. C’est le verdict de Jeremy Grantham, cofondateur de la société de gestion GMO, livré sur CNBC. L’investisseur réputé pour ses alertes répétées sur les bulles d’actifs estime que la première crypto-monnaie va « s’étioler » au fil des années et des décennies.

Ses propos arrivent alors que le bitcoin évolue autour de 60 000 dollars, loin de son sommet historique d’octobre 2025 proche de 126 000 dollars. Grantham reprend les arguments de ses précédentes sorties : l’actif n’aurait pas d’utilité réelle dans l’économie courante et ne remplirait pas les fonctions attendues d’une réserve de valeur.

Points clés

  • Jeremy Grantham estime que le bitcoin s’éteindra progressivement, sans krach spectaculaire.
  • Il juge l’actif spéculatif et sans valeur intrinsèque, peu utilisé pour les paiements courants.
  • Le bitcoin évolue autour de 60 000 dollars, loin de son record d’octobre 2025 (126 000 dollars).
  • Grantham reprend une critique constante du bitcoin formulée à plusieurs reprises depuis 2013.

Ce qu’a dit Jeremy Grantham

Sur le plateau de CNBC, Jeremy Grantham a décrit le bitcoin comme un actif « spéculatif » et « inutile », sans valeur intrinsèque. Selon lui, « au fil des années et des décennies, il s’étiolera, je suppose. Non pas dans un grand fracas, mais dans un murmure ».

Il conteste l’idée que le bitcoin soit un moyen de paiement ou un outil de conservation de valeur fiable. « Les gens ne l’utilisent pas pour faire des achats importants, ils ne l’utilisent pas pour acheter leur dîner et payer au supermarché », a-t-il affirmé, ajoutant que le bitcoin sert surtout à des criminels pour déplacer de l’argent.

Interrogé sur une disparition complète, Grantham maintient sa lecture de long terme. Il ne voit pas le bitcoin s’effondrer brutalement, mais perdre progressivement son attrait.

Un vieux procès, dans un marché plus fragile

Ce n’est pas la première charge de Grantham contre la crypto-monnaie. Depuis 2013, des centaines de publications ont relayé des prédictions similaires sur la fin du bitcoin, rappel qui accompagne souvent les prises de position les plus sévères.

Le contexte de marché donne du poids à cette nouvelle sortie. Selon les données reprises par plusieurs médias, le bitcoin a reflué vers la zone des 59 000 à 63 000 dollars fin juin 2026, après son record au-dessus de 126 000 dollars en octobre 2025. La capitalisation totale du marché crypto s’est contractée par rapport à ses pics récents.

Ce repli ne signe pas un effondrement imminent. Il relance un débat récurrent chez les investisseurs : l’actif peut-il conserver durablement sa place de réserve de valeur, ou reste-t-il dépendant du cycle spéculatif, de la liquidité mondiale et de l’appétit pour le risque ?

Pourquoi cette sortie compte encore

Grantham pèse toujours dans les débats de marché. Le gestionnaire d’actifs a bâti sa réputation sur ses alertes concernant les bulles financières, et ses propos continuent d’être repris au nom d’une ligne constante de scepticisme envers le bitcoin.

Sa critique tient en un point : sans usage courant, sans flux de trésorerie et sans ancrage économique clair, le bitcoin resterait vulnérable à une érosion lente de l’intérêt des investisseurs. Un scénario qu’il résume par une formule empruntée à T. S. Eliot. Pas une chute brutale, mais un effacement progressif.

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