Un VPN gratuit sans plafond de données, ça relève presque de l’espèce protégée. La plupart des offres sans abonnement vous rationnent à quelques centaines de mégaoctets avant de vous pousser vers la caisse. Proton VPN, lui, ne coupe pas le robinet. Le test publié par PCWorld confirme l’impression : l’offre payante tient la route, mais c’est surtout le plan gratuit qui sort du lot dans un marché habitué aux quotas serrés.
Points clés
- Le plan Free de Proton VPN offre des données illimitées, sans publicité ni collecte de logs
- Le gratuit se limite à un appareil, une sélection auto de serveurs et exclut streaming et torrent
- Les abonnements payants débloquent Secure Core, NetShield, le choix du pays et le multi-appareils
Un plan gratuit inhabituellement généreux
Proton VPN fait partie de la suite de sécurité de Proton, aux côtés de Proton Mail, Proton Pass et Proton Drive. L’argument massue de l’offre gratuite tient en deux mots : données illimitées. Pas de franchise mensuelle, pas de compteur qui s’affole au bout de trois épisodes en streaming. De quoi détonner face à des concurrents qui plafonnent l’usage à quelques centaines de mégaoctets ou quelques gigaoctets.
La contrepartie est claire, et c’est tout à son honneur de l’assumer. Le plan Free n’ouvre pas l’accès à l’ensemble du parc de serveurs : sélection automatique imposée, un seul appareil à la fois, et pas d’accès garanti au streaming ni au torrent. Les fonctions avancées (Secure Core, NetShield, choix manuel du pays) restent réservées aux formules payantes.
Proton VPN, issu de la gamme de services de sécurité personnelle de Proton, est un excellent VPN payant autonome et son option gratuite est vite devenue l’une de mes préférées.
PCWorld, test produit
Ce que l’offre payante ajoute
Sur ses pages tarifaires, Proton découpe son VPN en plusieurs niveaux. L’abonnement débloque davantage de serveurs, plus de pays et des fonctions de protection supplémentaires. Il autorise aussi l’usage sur plusieurs appareils en simultané, quand le gratuit se contente d’une seule connexion.
Cette séparation entre un gratuit très utilisable et un payant plus complet n’a rien d’anodin. Les offres gratuites servent souvent de vitrine pour appâter le chaland. Proton joue une partition plus honnête : le gratuit reste exploitable pour la navigation courante, les abonnements financent l’infrastructure et les fonctions gourmandes.
Pourquoi cette formule séduit encore
Le résumé tient en trois points : pas de plafond de données, pas de publicité et une application chiffrée y compris sur le plan gratuit. Pour un usage ponctuel, sur un Wi-Fi public ou pour tester un VPN sans sortir la carte bleue, la formule Free figure parmi les plus lisibles du marché.
Les limites sont nettes, mais elles sont posées cash. Proton ne vend pas son gratuit comme un premium déguisé : c’est un accès de base durable, avec un niveau de service qui dépasse souvent la moyenne du gratuit. Dans un secteur où « gratuit » rime trop souvent avec « vous êtes le produit », la nuance mérite d’être saluée.