voteinutile.fr logo

Starship reprend l’air : SpaceX obtient le feu vert de la FAA après le crash de mai

Après un booster qui a fini au fond du golfe du Mexique, SpaceX peut de nouveau allumer la mèche. La FAA a levé son dernier verrou et le prochain vol d’essai du lanceur géant peut repartir de Starbase, au Texas. Détail piquant : ce sera le premier Starship scruté par les marchés, l’entreprise d’Elon Musk étant désormais cotée en Bourse.

Le calendrier exact reste flou, mais les signaux d’une remise en vol s’accumulaient dès début juillet. La base a enchaîné les vérifications, dont un test statique de Ship 40, pendant que le dossier réglementaire lié à l’échec du Super Heavy avançait jusqu’à faire sauter l’obstacle principal.

Points clés

  • La FAA a levé son dernier obstacle réglementaire après l’échec du Super Heavy du 22 mai 2026
  • Starship Flight 13 réutilisera le booster 20 et Ship 40, avec allumage des 33 moteurs testé le 10 juillet
  • Ce sera le premier vol d’essai depuis l’entrée en Bourse de SpaceX
  • Enjeu principal : valider en vol réel les correctifs de la séquence de retour du booster

Retour en vol après le fiasco du booster

Le vol précédent, lancé le 22 mai 2026, s’est terminé par une anomalie du Super Heavy pendant la phase de retour. Le booster a raté son boostback burn et s’est écrasé dans le golfe du Mexique. La FAA a classé l’incident en mishap et exigé une enquête formelle avant tout nouveau tir. SpaceX a depuis obtenu le feu vert pour repartir.

C’est le passage obligé à chaque pépin en vol : l’entreprise mène l’enquête sous supervision fédérale, applique les correctifs validés par l’autorité, puis retourne au pas de tir. La bureaucratie a beau agacer les fans de la première heure, elle reste le péage incontournable.

En parallèle, SpaceX a préparé le vol suivant. Les documents récents évoquent Starship Flight 13, avec le booster 20 et Ship 40, sur un profil de mission proche du vol 12. Un essai statique du ship a eu lieu début juillet, suivi d’un allumage des 33 moteurs du booster le 10 juillet.

Le premier Starship d’une SpaceX cotée

Ce vol a une saveur inédite. Ce sera le premier test Starship mené alors que SpaceX est passée en Bourse. Le marché va donc juger, en plus des ingénieurs, la capacité du groupe à tenir sa doctrine du développement par itérations rapides, résumée en interne par la formule fly, fail, fix.

Cette méthode a rythmé tout le programme : vols partiels, récupérations manquées et explosions spectaculaires filmées sous tous les angles. Elle reste pourtant le moteur de SpaceX pour dompter le lanceur le plus puissant jamais construit. Restent à valider la fiabilité du booster, les opérations de retour et, à terme, les démonstrations orbitales du système complet.

Ce que SpaceX doit encore prouver

Au 13 juillet 2026, les jalons techniques préalables sont franchis, mais le programme dépend des derniers arbitrages opérationnels. Test du booster, fenêtres de tir publiées par les autorités aéronautiques et préparatifs autour de Starbase pointent tous vers une reprise imminente.

L’enjeu du vol est simple : prouver que les correctifs apportés après l’anomalie de mai tiennent en conditions réelles. Cela vaut pour la séquence de retour du Super Heavy comme pour la tenue du ship sur son profil d’essai. Un booster qui rentre sans plonger dans le golfe, et la suite du programme suivra.

Commentaires