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Coup de chaud chez Intel : Le patch anti-surchauffe des Raptor Lake a un problème

Le coup de chaleur continu a Santa Clara. Intel a récemment déployé un correctif de microcode visant à limiter la tension des processeurs Raptor Lake (13e et 14e génération) à 1,55 volt. L’objectif ? Empêcher ces puces de griller sous l’effet d’une surtension. Mais voilà, ce patch salvateur semble avoir lui aussi un petit soucis

Un correctif capricieux et peu robuste

D’après les observations de l’expert en overclocking Buildzoid, la limite de tension ne s’applique que si les paramètres de puissance par défaut d’Intel sont utilisés. Le problème ? Ces réglages sont rarement activés d’emblée sur les cartes mères haut de gamme.

Buildzoid a démontré que son Core i9-14900K, installé sur une carte mère Gigabyte Z790 Aorus Master X, atteignait des pics de tension inquiétants. Après seulement 45 secondes de fonctionnement sous Windows, le processeur grimpait déjà à 1,5616 volt. Pire encore : après quelques benchmarks, la tension maximale observée culminait à 1,5792 volt.

Ces quelques millivolts au-delà de la limite fixée par Intel peuvent vraiment faire la différence entre un fonctionnement sûr et des niveaux de tension potentiellement dangereux pour le processeur.

Les fabricants de cartes mères dans la ligne de mire

Le nœud du problème semble se situer au niveau des paramètres de puissance personnalisés proposés par les fabricants de cartes mères. Ces réglages souvent activés par défaut, promettent des gains de performances alléchants. Mais ils ont visiblement pour effet secondaire de désactiver la précieuse limite de 1,55 volt censée protéger les Raptor Lake.

Et pour cause : ces options d’overclocking « light » sont devenues monnaie courante ces dernières années. Bien qu’elles soient techniquement considérées comme de l’overclocking et réservées aux processeurs « K » débloqués, elles étaient jusqu’ici jugées sans danger puisqu’elles ne touchaient qu’à la puissance et non à la tension.

Intel n’avait vraisemblablement pas anticipé ce scénario, ce qui en soit constitue déjà une information scandaleuse. Lorsque le géant du x86 a présenté son correctif, il n’a à aucun moment mentionné que les paramètres par défaut étaient nécessaires pour que la limite de tension soit effective.

La réaction d’Intel

Face à cette situation, Intel semble avoir pris les devants. Le fondeur exige désormais de ses partenaires qu’ils utilisent ses limites de puissance par défaut sur les nouvelles cartes mères. Une décision qui devrait permettre au correctif de jouer pleinement son rôle protecteur.

Gageons que cette mésaventure incitera les utilisateurs de Raptor Lake les plus aventureux à réfléchir à deux fois avant d’activer des paramètres de puissance personnalisés. Le gain de performance vaut-il vraiment le risque de réduire la durée de vie de son processeur flambant neuf ?

En attendant, les propriétaires des (in)fameux Raptor Lake feraient bien de vérifier les paramètres de puissance de leur BIOS afin d’évite de se retrouver avec un barbecue improvisé.

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