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Tokenisation : Londres se donne deux ans pour mettre repo, gilts et fonds sur blockchain

La City ne veut pas rater le train de la blockchain, et cette fois elle sort les rails publics. Un rapport soutenu par le Trésor britannique fixe un cap : mettre le repo, les gilts et les fonds sur registre distribué d’ici deux ans. Détail qui fait tiquer les puristes du privé, le texte ouvre la porte aux réseaux publics permissionless, ceux-là mêmes que des sociétés comme Ripple exploitent déjà.

Points clés

  • Un rapport soutenu par le Trésor britannique fixe un horizon de deux ans pour tokeniser repo, gilts et fonds
  • Le plan se montre favorable aux réseaux publics permissionless, un signal pour des acteurs comme Ripple
  • Londres s’appuie sur le Digital Securities Sandbox et vise une synchronisation avec la monnaie banque centrale d’ici 2028
  • UK Finance juge le pays encore en retard sur la tokenisation des titres

Un plan qui vise le repo, les gilts et les fonds

Le document s’inscrit dans une dynamique déjà lancée à Londres. Fin juin 2026, la Financial Conduct Authority et la Banque d’Angleterre ont publié un appel à contributions commun sur la tokenisation dans les marchés de gros, avec un cap explicite sur l’émission, la négociation, le règlement et la conservation de titres tokenisés (obligations, gilts et certains dérivés).

Le rapport cité par CoinDesk va plus loin sur le calendrier. Il vise une mise en ligne de produits de type repo, gilts et fonds dans un horizon de deux ans. En parallèle, il se montre favorable à des réseaux publics permissionless, un point qui intéresse au premier chef les acteurs de l’infrastructure crypto ayant déjà bâti leurs briques sur ce type d’architecture.

Ripple figure parmi les noms cités. La société, liée à XRP et à l’écosystème du registre distribué, se positionne sur des réseaux ouverts. De quoi la placer parmi les bénéficiaires potentiels si Londres retient des chaînes permissionless pour une partie de ses marchés tokenisés.

Ce que Londres prépare déjà

Le mouvement britannique ne part pas de zéro. Le rapport conjoint FCA-Bank of England de fin juin 2026 décrit une trajectoire où les actifs tokenisés doivent, à terme, recevoir le même traitement prudentiel que leurs équivalents classiques lorsque droits juridiques et risques sont comparables. Il mentionne aussi le Digital Gilt Instrument (DIGIT), un projet de dette souveraine numérique porté par le Trésor.

Cette orientation s’appuie sur le Digital Securities Sandbox, le cadre expérimental destiné à tester l’émission, la négociation et le règlement d’instruments tokenisés sous supervision. D’après la feuille de route résumée par DLA Piper, le Royaume-Uni veut aussi préparer des services de synchronisation entre registres numériques et monnaie banque centrale sur comptes RTGS à l’horizon 2028.

Dans le même temps, UK Finance a publié le 6 juillet 2026 un rapport peu flatteur : le Royaume-Uni reste en retard sur la tokenisation des titres, mais peut encore combler l’écart. La place londonienne se retrouve donc dans une course où gilts tokenisés, fonds monétaires tokenisés et mécanismes de repo servent de banc d’essai à l’infrastructure de marché de demain.

Ripple dans un paysage plus ouvert

Pour Ripple, l’enjeu tient moins à une annonce produit qu’à un signal de compatibilité. Si Londres confirme une approche acceptant des réseaux publics pour certaines fonctions de marché, les entreprises déjà actives sur ces architectures trouveront un terrain plus accueillant que dans les cadres strictement fermés.

Le rapport ne signe aucune adoption immédiate. Il inscrit repo, gilts et fonds dans un programme de transformation sur deux ans, avec des arbitrages techniques et réglementaires encore ouverts. En citant explicitement les réseaux permissionless, il livre néanmoins un indice sur la direction prise : la tokenisation britannique ne se limitera pas aux jardins clos du privé.

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