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La Tanzanie sort de sa prudence et prépare ses règles pour les cryptos et stablecoins

La Banque de Tanzanie quitte enfin la posture du spectateur prudent pour sortir un règlement en bonne et due forme. Son gouverneur, Emmanuel Tutuba, a indiqué que l’institution finalise un cadre destiné à encadrer les cryptoactifs et les stablecoins, à muscler la supervision et à protéger des investisseurs échaudés, alors que l’usage des actifs numériques grimpe dans le pays.

Le message est clair : on passe de la tolérance silencieuse au dispositif formel. Le futur texte devra aussi couvrir les risques de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et autres activités illicites qui aiment se glisser dans les actifs virtuels.

Points clés

  • La Banque de Tanzanie prépare lois et règlements pour superviser cryptoactifs et stablecoins.
  • Le gouverneur Emmanuel Tutuba cite les pertes des investisseurs, notamment les plus jeunes, comme déclencheur.
  • Le futur cadre vise aussi le blanchiment et le financement du terrorisme, sans date d’entrée en vigueur annoncée.

Un cadre qui se dessine à Dar es Salaam

Emmanuel Tutuba a expliqué que la Banque de Tanzanie peaufine lois et règlements pour superviser les actifs numériques, en visant particulièrement les cryptoactifs et les stablecoins. L’objectif affiché : encadrer un marché en croissance sans casser la machine ni sacrifier la stabilité financière.

Les propos ont été tenus lors d’une visite du pavillon de la banque centrale à la 50e foire internationale de commerce de Dar es Salaam. La régulation doit, selon la même source, donner au superviseur les moyens de suivre plus finement les activités liées aux actifs numériques.

Des investisseurs échaudés, surtout les plus jeunes

Le déclencheur, c’est la pile de plaintes qui s’accumule. Le gouverneur a évoqué des pertes subies par des particuliers dans des transactions crypto, tout particulièrement chez les jeunes investisseurs.

« Nous sommes en train de finaliser la préparation de lois et de règlements pour la supervision des actifs numériques, en particulier les actifs virtuels, les cryptoactifs et les stablecoins, afin de renforcer la réglementation et la supervision », a déclaré Emmanuel Tutuba, gouverneur de la Banque de Tanzanie.

Les textes serviront aussi à endiguer le blanchiment et le financement du terrorisme. La banque centrale veut laisser les acteurs du secteur travailler, mais dans un cadre balisé par des lignes directrices officielles.

Une vague réglementaire africaine

La Tanzanie n’avance pas seule. Plusieurs autorités monétaires du continent se dirigent vers des règles formelles pour les actifs numériques, et les stablecoins pèsent de plus en plus dans ces discussions. L’enjeu local reste le même : organiser la supervision sans étouffer une activité en pleine expansion.

Aucune date d’entrée en vigueur n’a filtré. La banque centrale se contente de dire qu’elle finalise son cadre avant publication. On attend donc de voir si les lignes directrices tiendront leurs promesses ou finiront en énième texte tampon.

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