Treizième vol d’essai, et SpaceX ne fait visiblement pas dans la superstition. Depuis Starbase, au Texas, la société vise un nouveau tir de son lanceur géant dans une fenêtre qui doit s’ouvrir jeudi 16 juillet. La nouveauté de ce vol tient dans la soute : pour la première fois, Starship emportera des satellites Starlink V3 opérationnels.
Le profil reste suborbital, comme lors des essais précédents. Le premier étage Super Heavy doit viser un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique tandis que l’étage supérieur tentera une rentrée contrôlée avant de finir dans l’océan Indien. Aucune récupération n’est prévue pour l’un ou l’autre des étages.
Points clés
- SpaceX vise jeudi 16 juillet pour le 13ᵉ vol d’essai de Starship depuis Starbase, Texas
- Le lanceur emporte pour la première fois 20 satellites Starlink V3 opérationnels
- Six satellites embarquent des caméras pour tester le bouclier thermique en rentrée
- La FAA a clôturé son examen de l’échec précédent, dégageant la voie au tir
Vingt Starlink V3 en guise de premier chargement
La charge utile fait l’événement. Starship doit embarquer 20 satellites Starlink V3, premiers exemplaires de cette génération à voler à bord du lanceur. Ils doivent déployer leurs panneaux solaires et leurs antennes en vol, puis tenter de se raccorder au reste de la constellation via des liaisons laser à haut débit.
Six de ces satellites ont été bricolés pour un usage particulier : ils embarquent des caméras chargées de filmer certaines zones de l’étage supérieur pendant la rentrée. SpaceX a même peint en blanc plusieurs tuiles thermiques pour simuler des tuiles manquantes et offrir des cibles visuelles à ces capteurs. Une manière élégante de tester le bouclier thermique sans devoir sacrifier vraiment le véhicule.
« Le treizième vol d’essai se prépare à décoller dès le jeudi 16 juillet. » SpaceX, sur X.
Les satellites ne feront pas de vieux os. Starship suivant une trajectoire suborbitale, ils rejoignent la rentrée atmosphérique quelques minutes après leur déploiement et se consument. Les sites de suivi situent cette phase à une vingtaine de minutes après la séparation.
Une campagne toujours sous surveillance réglementaire
Le tir intervient après la clôture par la Federal Aviation Administration de son examen sur l’échec du retour du Super Heavy lors d’un essai précédent. L’agence a levé cette dernière contrainte réglementaire, ce qui dégage la voie vers le lancement.
Le site Spaceflight Now et plusieurs observateurs donnent une fenêtre de tir de 90 minutes, ouverte à 17 h 45 heure locale du Texas, soit 22 h 45 UTC. Le véhicule engagé est le deuxième vol de la version V3 de Starship, avec le booster B20 et l’étage Ship 40. Au menu également : allumage d’un moteur Raptor dans l’espace et descente contrôlée des deux étages.
Starlink V3, la prochaine marche
La présence de ces satellites donne un autre relief à la mission. Cette génération doit gonfler fortement la capacité du réseau, avec un gain avancé d’environ 60 térabits par seconde, très au-dessus de ce que délivre un tir Falcon 9 chargé de Starlink classiques. SpaceX présente d’ailleurs Starship comme le lanceur destiné à transporter à terme ces V3.
Selon les informations publiées ces derniers jours, la société espère commencer des lancements réguliers de cette version avant la fin de 2026. Mais avant les rêves de constellation industrielle, le vol 13 reste ce qu’il est : un test de validation du couple Starship/Super Heavy.
- Lancement : au plus tôt jeudi 16 juillet 2026
- Site : Starbase, Texas
- Fenêtre de tir : 90 minutes
- Charge utile : 20 satellites Starlink V3
- Objectif : essai suborbital avec rentrée atmosphérique contrôlée