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Ericsson : la facture des puces grignote les marges de sa division réseaux

Chez Ericsson, la rentabilité prend un coup de composants. L’équipementier suédois prévient que la marge de son activité réseaux devrait reculer légèrement au prochain trimestre, plombée par la hausse du coût des composants. Le groupe signale aussi une baisse des ventes en Amérique du Nord, un marché qui pèse lourd et où la demande souffle le chaud et le froid.

Points clés

  • La marge de la division Networks d’Ericsson devrait reculer légèrement au prochain trimestre.
  • La hausse du coût des semi-conducteurs et composants électroniques pèse sur la rentabilité.
  • Les ventes reculent en Amérique du Nord, marché clé après le pic des déploiements 5G.

Une division réseaux rentable mais sous pression

Dans les éléments communiqués autour de ses résultats trimestriels, Ericsson annonce que sa division Networks verra sa rentabilité baisser au trimestre suivant. La cause est limpide : les composants coûtent plus cher, et les prix de vente restent difficiles à relever dans un marché télécom plus disputé.

La division réseaux reste le cœur du réacteur. C’est aussi elle qui concentre l’essentiel des écarts de marge, au gré des volumes, des coûts logistiques et du mix géographique. Les semi-conducteurs et autres composants électroniques font l’objet d’une concurrence accrue pour l’accès à l’offre, un sujet cité depuis plusieurs semaines par les analystes.

La direction évoque des mesures d’ajustement de la chaîne d’approvisionnement et de substitution produit pour amortir le choc. Traduction : trouver des puces moins chères ou d’autres fournisseurs avant que la facture ne devienne indigeste.

L’Amérique du Nord tousse

Le groupe signale un repli des ventes en Amérique du Nord, après une séquence déjà marquée par un ralentissement dans la région. Plusieurs analyses désignent ce marché comme le principal point de vigilance pour Ericsson, après une phase d’investissements 5G plus soutenue chez les opérateurs.

Cette faiblesse pèse d’autant plus que l’Amérique du Nord a longtemps tiré la croissance du groupe. Les opérateurs sont désormais plus calmes, leurs cycles d’investissement plus avancés qu’au pic des déploiements 5G. La fête de la 5G est passée, et avec elle les gros chèques.

Les revenus de la division réseaux et la trajectoire des marges restent les deux indicateurs les plus scrutés par le marché. Une baisse même modeste de la rentabilité peut peser sur l’ensemble du groupe si le coût des composants continue de grimper.

Ce que le marché surveille

  • la marge de la division Networks, avec un recul « léger » attendu au prochain trimestre ;
  • l’évolution des coûts des semi-conducteurs et autres composants électroniques ;
  • les ventes en Amérique du Nord, déjà en baisse dans les derniers résultats ;
  • la capacité d’Ericsson à compenser ces tensions par la chaîne d’approvisionnement et la substitution produit.
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